


Walking along the banks of the river, in an area full of nature, the first impression we had is about the view that we have walking along all the area we have chosen. We found 3 different sequences of points of view; the first part, the one that arrives from the road that passes through the port, after crossing the first bridge, we have classified it as closed area, because the view of the river is hosted by the vegetation present on the river bank; in the second part, after passing the railway bridge, the view opens completely on the river, due to the lack of vegetation, and there is a whole view of the surrounding environment (open area); a little further on, in the third part, the view closes again due to the presence of trees (closed area).
‘Váh’lk along the shore,
Danube Transnational Programme, Komárno (Slovaquie)
Urban Design, ERASMUS, Bratislava, Slovaquie, sep 2017 / Dec 2017
Project with Federica Petti, escola architectura de Roma
Le Parc de la digue : Un Jardin Botanique à Sainte-Marie-de-Ré
Sainte-Marie-de-Ré, île de Ré (17)
Projet de Fin d'étude (PFE), Fevrier 2018 / Juillet 2018
Pour mon diplôme, j'ai eu l'opportunité de pouvoir choisir un territoire pour lequel je suis particulièrement attachée : l'île de Ré. Le choix de ce site s'explique car je souhaitais m’interroger sur les transformations et adaptations auxquelles nous allons devoir faire face avec le changement climatique. Et notamment face à la montée des eaux. Et justement, l’île de Ré est un lieu qui subit et va subir cette montée des eaux.
Cette île se situe sur la façade Atlantique au large de la Rochelle, en Charente maritime.
Elle fait environ 28 km de long, ce qui nécessite une bonne heure de voiture afin de relier le pont, grâce auquel on accède à l’île, et les Portes-en-Ré.
L’île a une démographie particulière causée par le tourisme : en haute saison, il y a 10 fois plus d’habitants qu’en hiver.
Par ailleurs, elle présente deux faces à l’océan : la façade nord, abritée des houles et accueillant les plus grands ports de l’île ainsi que les Marais salants, et la Face sud directement exposée aux vents où les principales plages de sables fins sont présentes.
C’est sur cette façade que prend place, au sud de l'île, le village de Sainte-Marie-de-Ré qui accueille un peu plus de 3300 habitants.
Le travail qui suit constitue un exercice d'étudiant, partant d'une initiative personnelle. Il ne répond à aucune commande ni validation d'un quelconque acteur territoire. C'est un exercice partiellement "hors sol" qui ne prend pas en compte l'intégralité du contexte local ainsi que du contexte réglementaire.
A ce titre d'exercice pédagogique, cette esquisse de projet est irréalisable en l'état.
Le site de projet est localisé entre deux points névralgiques de ce village : le bourg de Sainte-Marie et de la Noue et jusqu’à un quartier plus excentré qui s’appelle Saint Sauveur, nom donné par sa chapelle qui fait face à l’océan.
Le choix spécifique du site de projet sur la commune de Sainte-Marie s’est fait au regard de la révision du plan de prévention des risques d’inondation qui prévoit la mise en place d’un bassin de rétention des eaux pluviales en limite d’aléa de submersion marine d’occurrence 100 ans.
Pour faire simple cette occurrence représentante une chance, ou plutôt un risque, de 1 % chaque année que la mer monte jusqu’à cette limite; chaque année, les dés sont relancés et ainsi l’eau peut monter plusieurs années de suite.


Le site de 10 ha présente plusieurs espaces :
1- Un ancien corps de ferme, un peu défraîchi qui donne directement sur la rue principale et à l’arrière se trouve un espace agricole linéaire.

2- Un espace agricole, qui est décrit dans le Plan d'Occupation des Sols (POS) comme "Espace Agricole Remarquable", notamment du fait de son horizon dégagé et de la vue que l'on a sur le clocher de l'église Notre Dame, réel marqueur dans le paysage.



3- Un espace boisé, peu commun au cœur de ce paysage plutôt urbain, un espace clos et frais qui abrite des petits plans d’eau qui gagneraient à être revalorisés.
4- Le parc des tamaris, peuplé de sujets très graphiques, sculptés par le vent, caractéristique des paysages de bord de mer.
5- Et enfin les dunes et digues qui donnent accès à l’océan.

En prenant en compte les particularités de ce site, 3 ENJEUX MAJEURS ont émergé :
DIVISION DES MILIEUX SALINS ET CONTINENTAUX
PAR LA MATÉRIALISATION DE LA LIMITE DE SUBMERSION MARINE
RELIER LA RUE PRINCIPALE A L'OCEAN
ÉTENDRE LE PARC DES TAMARIS
Propre au risque que ce lieu encourt de par sa proximité avec la mer et l’imminente montée des eaux, cet enjeu est directement lié à la transformation de l’espace dû au réchauffement climatique. Ainsi, l’intention serait de souligner la ligne d’aléa de submersion marine à 100 ans (c’est-à-dire que chaque année il y a une chance sur 100 qu’une submersion marine atteigne cette ligne) afin de marquer la limite physique du risque et ainsi prévenir et ancrer dans les mentalités le fait qu’il faut aujourd’hui vivre avec ce risque.
Aujourd’hui l’urbain et l’océan se font front et peu de transitions spatiales permettent d’introduire à cette vaste étendue d’eau salée. Ainsi, relier l’urbain (le village) à l’océan en venant tirer un axe nord/sud à partir de la rue de Cailletière, jusqu’à la plage permet de créer un espace de déambulation privilégié pour les piétons et cyclistes sans qu’ils aient à suivre les voies automobiles.
Le parc des Tamaris est un espace d’ores et déjà très qualitatif grâce à la présence des ces arbres extrêmement graphiques qui l’ornent et aux usages récréatifs en place. Ainsi, il s’agit de tirer parti de ces qualités et de l’étendre vers l’est afin de créer un vaste parc.

Ainsi, les enjeux ont conduit à la volonté de créer un parc multifonctionnel à vocation pédagogique et d’observation de la flore endémique et de la côte Atlantique. En effet, on constate que sur l’île, la réserve naturelle de Lillau des Niges est le seul espace de connaissance et d’observation de la nature. Cette réserve se situe à la pointe nord de l’île, difficile d’accès pour tous. Aussi la situation géographique de Sainte-Marie (au début de l’île, pointe sud). La partie la plus peuplé de l’île de manière permanente, lui assure une fréquentation quasi-constante sur l’année et une facilité d’accès notamment en transport en commun et à vélo.
Le but est d’offrir aux visiteurs du parc une déambulation paisible au travers de différents parcours et ambiances. On y retrouve trois grands types d’espaces :
UNE PROMENADE LINÉAIRE
relativement urbaine sur un axe nord-sud, faisant le lien entre espace urbain et rural menant jusqu’au parc botanique.

UN SOUS-BOIS
abritant une petite étendue d’eau, où un cheminement surélevé
au-dessus de l’eau permet de profiter de la fraîcheur et de cet espace fermé.
LE PARC BOTANIQUE
composé par le parc des tamaris, de grand espaces enherbés, une galerie des milieux et un jardin des étiquettes, l’ensemble divisé en deux milieux (salin et doux).
Ce parc vient s’articuler autour de la matérialisation de la limite d’aléa de submersion marine, sous la forme d’un cheminement surélevé comme cette digue. Comme pour une photo en négatif, le risque de submersion est surligné par un bassin de rétention des eaux pluviales longeant cette digue. Dimensionner pour retenir les eaux jusqu’aux événements cinquentennaux, une petite partie reste en eaux de manière permanente afin de rendre compte de la possible montée des eaux.
Trois axes majeurs viennent séquencer la digue :
- Avec un axe nord-sud depuis la rue principale jusqu’au quartier Saint-Sauveur.
- Un axe traversant le cœur du milieu humide pour rejoindre la directement plage.
- Et un axe bifurquant vers le parc des tamaris.
Aussi, cette digue permet d’introduire deux types de milieux, salins et continentaux, eux même répartis en deux types d’espace: un jardin avec de grandes surfaces plus ou moins rectangulaires, dit galerie des milieux et un jardin en bandes, dit jardin des étiquettes.
La variation du niveau de rétention de l’eau derrière la digue permet l'installation de différentes plantes allant d’aquatique à sèche.



On voit bien sur cette coupe la délimitation des deux milieux par la digue.
La galerie des milieux qui, comme son nom l’indique, vient présenter un ensemble de flores qui fonctionne de manière interdépendante et forme un écosystème. Ces milieux ne sont visibles que depuis les cheminements et leurs abords, afin de ne pas perturber le cœur des milieux. Seuls les gestionnaires ou scientifiques peuvent accéder au cœur de ces espaces.
13 milieux différents sont représentés :
- 7 milieux correspondants aux milieux insulaire ou littoraux : Silke ou vasière, landes mésophiles, pelouse littorale, enrochement sec, vignes et milieux dunaires comprenant la dune (de la dune mobile à la dune boisée), la ledes et la foret de chêne vert.
- 6 milieux correspondants aux milieux de l’intérieur des terres littorales, on y retrouve un espace représentant le milieu de l’étang, une prairie humide, une prairie sèche, une pelouse calcaire, un coteau calcaire et une lande continentale.



Au niveau de la programmatique, je propose plusieurs choses :



- De réhabiliter l’ancien corps de ferme qui abritera un restaurant, avec un terrasse plein sud, l’espace coupé de la rue permet une bonne transition et une réelle porte d’entré entre l’espace urbain et l’espace du parc.

- Et, enfin, les différentes inclinaisons de pente de la partie de la digue en font un espace ludique à investir. La pelouse plane qui la jouxte peut elle servir pour les événements estivaux de plein air (cinéma, ou concerts).
- Pour le fonctionnement du parc, une maison du parc qui abritant des expositions pédagogiques autour de la protection et de la connaissance des littoraux. Elle peut également accueillir des atelier créatifs et pédagogiques ainsi qu’une buvette en terrasse. Il y aurait aussi un local technique et bureau/labo pour les gestionnaires du parc.
Le jardin des étiquettes abrite une collection d’espèces classifiées par leur famille et leurs milieux, les bandes sont donc en correspondance directe les milieux qui leur sont conjoint.
Sur l’ensemble du jardin botanique, une signalétique et des panneaux explicatifs et ludiques sont apposés.


En ce qui concerne le parc des tamaris, le but de préserver au mieux les tamaris déjà existants et fragiles, car ce sont eux qui eux confèrent une réelle identité à ce parc de par leur formes anémo morphosées et extrêmement graphiques.



Vue sur le jardin des étiquettes ou une multitude de parcours nous sont proposées, nous pourrons aller nous informer auprès de la maison du parc ou bien profiter pour y boire un verre de pineau des Charentes bien frais. Si nous continuons sur la digue, nous pourrons alors avoir une visibilité sur les deux types de milieux d’un coté salin et de l’autre continental...


En continuant nous passons du jardin des étiquettes à la galerie des milieux pour déboucher sur la partie sud de la digue menant à la chapelle de Saint Sauveur et la grande pelouse.

Enfin, nous nous dirigeons vers le milieu dunaire. J’ai souhaité étendre la dune initiale afin de montrer le fonctionnement et la vie de l’ensemble des milieux d’une dune, je me sers ainsi des déblais générés par le creusement du bassin afin de modeler le terrain et ainsi mettre en scène l’arrivée sur l’océan.
En résumé, ce parc est un espace de promenade, de détente, pédagogique et scientifique, de loisirs et de création, intégré à un environnement privilégié. Ce parc répond aux enjeux de la montée des eaux et du réchauffement climatique par la matérialisation d’une ligne de risque. Aussi, ce projet a permis de s’emparer de l’objectif purement technique qu’est le bassin de rétention pour tendre vers l’établissement d’un paysage résilient.
Le document PDF qui suit est l'introduction, un diagnostic plus poussé qui à permit d'aboutir au projet que vous venez de découvrir.